Non... Je ne suis pas allée là-bas: c'est Miami qui est venue à moi!

Oui, bon d'accord, c'était le Miami City Ballet...

Oui, c'est vrai, c'était dans le cadre du festival des étés de la danse qui a lieu chaque été à Paris, donc j'ai dû partager....

Mais c'était quand même 1h30 de pur plaisir!!!

 

Soirée découpée en 3 parties, en grande partie dédiée à Balanchine: 3 actes de différents ballets

- the Four temperaments, de George BALANCHINE,

Où les danceurs ont, comme son nom l'indique, interprétés les différentes humeurs que sont la mélancolie, le sanguin, le flegme et la colère.

Des costumes réduits à leur strict minimum, sans couleurs, afin de rendre les mouvements des danceurs dépouillés de tout froufrou, et réduits à l'essentiel. Des tableaux tout en sensation, que ressent vraiment le spectateur. Une technique et une chorégraphie qui gagnent à être vue, d'autant plus que celles-ci étaient plutôt hardies pour l'époque (initialement dansé en 1941)

 

-Promethean Fire, de Paul TAYLOR

Paul TAYLOR est un contemporain (né en 1930), et sa pièce est jouée pour la première fois en France. Des postures très intéressantes, inédites (enfin, pour moi), regardez:

Beaucoup d'émotions aussi.

 

- Western Symphony, de Georges BALANCHINE

Balanchine voulait innover en réalisant un ballet, au sens classique, qui nous plongerait dans l'ouet américain. Proposition qui semblait intéressante, avec une musique tirée d'un répertoire sur la conquète de l'ouest, notamment le poor lonesome cowboy (si vous voyez de qui je veux parler... Non, pas le Lucky Lucke de l'Amour est dans le pré!!) Ca a été le ballet le moins apprécié: des costumes aux couleurs trop criardes, avec des attitudes se voulant caractéristiques du grand ouest, à en être caricaturales.

Les danseurs ont donnés le meilleur d'eux-même et les variations avec tous les danseurs étaient très soutenues, et très cadrés. Leur technique et leur rigueur ont permis de mettre en valeur ce dernier ballet.

Enfin, les jeux de bras du danseur avec toutes ses danseuses, élément bien caractéristique de Balanchine ont été des moments bien trop rares dans cet opus. En voici un petit aperçu:

On a pu y voir tour  à tour une allégorie des partenaires multiples du cowboy solitaire, et un jeu de lasso, qui en était captivant.

 

Si la passionnée que je suis  (je suis ce festival presque depuis sa création) vous a donné envie, vous pouvez dores et déjà noter dans vos tablettes que cet air estival de danse a lieu tous les mois juillet.

 

A venir (et j'espère pouvoir y aller):

IN PARIS, de Mikhaïl BARYSHNIKOV et Anna SINYAKINA,

D'après une nouvelle d'Ivan BUNIN, écrite en 1940.

Il s'agit du récit de 2 émigrés russes, qui se rencontrent en 1939 à Paris. Ils tombent éperdument amoureux, mais leur temps est compté...